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* MOTIVATIONS  DU  DÉPART  DE  LA  FRANCE
 
* LE  CONTRAT   D'ENGAGEMENT  AVEC  PIERRE  BOUCHER
 
* L'IMPLANTATION  DES  SOUCHES  GELLINEAU,  BELLEMARE,
GÉLINAS  ET  LACOURSE  EN  NOUVELLE-FRANCE
 

 

AVIS:  Les renseignements affichés dans cette page ne sont qu'un très
court résumé de ceux contenus dans les ouvrages
à compte d'auteur offerts par: 
La Société Historique et Généalogique BellemareMC

Les détails et précisions manquants dans cette page sont dans les publications.
Pour toute question à ce sujet, veuillez nous contacter.
Voyez le lien courriel plus bas.

 


Dans la région de Saintes, Saintonge, en Charente-Maritime, France, on retrace  Guillaume Gellineau, né vers 1545 à Varzay.  Il épousera Jeanne Rolland vers 1568. Il est décédé avant le 25-10-1620 à Rétaud, arrondissement de Saintes.

Leur fils, Pierre Gellineau (laboureur à boeufs), né vers 1570 épousera Marie Revillé en premières noces vers 1597 à Rétaud.  Elle lui donnera six enfants dont Charles et en secondes noces, le 25-10-1620, il convola avec Jeanne Guesdon, fille de Louis et de Catherine Petot qui lui donna un fils (Jean).  Pierre est décédé juste avant le 27-05-1635 à Varzay.

Charles Gellineau (homme de labeur et laboureur à bras et à boeufs), né vers 1598 à Rétaud épousera vers 1620, Catherine Durand à Chermignac.  Catherine est la fille de Louis Durand et de Jeanne Restaud.  De cette union, naîtront cinq enfants dont Étienne.  Charles est décédé le 18-09-1649 à La Salanderie, arr. de Saintes.

Le nom Gellineau s'implantera en Nouvelle-France grâce à Étienne (qui épousa Huguette Robert le 27-06-1645, arr. de Saintes, en France) et son fils Jean Gellineau, né en 1646 aussi à Saintes, France.
 
Pour Étienne Gellineau, fils de Charles,  l'avenir est incertain.  Les papiers indiquent qu'il n'est pas mêlé à la prospérité familiale. Étienne Gellineau, devient donc sargier (qui vend ou fabrique du serge, un tissu laineux) et charpentier de gros oeuvre.
 
On comprend sa motivation à venir, avec son fils Jean, au Nouveau Monde, au 17ième siècle.
 
La conjoncture politique en France divise les partisans de l'autorité royale et ceux qui croient que les seigneurs sont  maîtres chez eux. Le mouvement de la Fronde fera des dizaines de milliers de victimes. La pauvreté était aussi chose du quotidien et apprendre qu'en Nouvelle-France l'abondance y était, devenait pour certains une planche de salut. Mais à la pauvreté, aux guerres et aux épidémies, il faut ajouter le goût de l'aventure et la propagande faite autour de la colonisation.

Les récits que firent les premiers explorateurs de leur séjour sur les bords du Saint-Laurent contribuèrent, pour une large part, à attirer plusieurs français en ce pays. Le portrait que l'on traçait du Nouveau Monde était si beau que la tentation à partir devenait de plus en plus forte. Le climat de liberté, de chasse et de pêche abondantes, de forêts immenses, étaient des outils incitant à aller vivre au Canada. Cependant, les moeurs cruelles des indigènes vivant en ce pays étaient parmi les grands dangers pour les pionniers.
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Le 11 mai de 1658, , Étienne Gellineau, à l'âge de 34 ans, sargier (personne qui vend ou fabrique du serge, tissu laineux) et charpentier de gros oeuvres, se rend à l'étude du notaire Jacques Savin et s'engage avec son fils Jean pour aller en Nouvelle-France et servir pour le compte de Pierre Boucher, gouverneur de Trois-Rivières.  Dans le contrat d'engagement pour trois ans, Étienne se dit natif de La Salanderie, arrondissement de Saintes et baptisé à l'église de la paroisse St-Vivien (dans la commune Les Gonds).  Il y a eu une entente avec son épouse Huguette Robert qui ira vivre avec ses 2 autres enfants, Thomas et Louise, chez ses parents Jean Robert et Marie Charrier au village "Les Charrier" près de Saintes.  À noter qu'Étienne signe l'acte "ESTIENNE GELLINEAU". Jean déclare ne savoir ni lire ni écrire ni signer.
 
Quant à Huguette Robert, l'épouse d'Étienne, on la retrouvera le 13 janvier 1672 en France alors qu'elle et sa mère, Marie Charrier (devenue veuve) font un échange de terres avec Jacques Arnaud chez le notaire Marcouillier.  Voyez la copie du CONTRAT DU 1672-01-13 (fichier .PDF).  Ceci prouve bien qu'Étienne n'était pas veuf lorsqu'il quitta la France en 1658.
 
Revenons au contrat d'engagement d'Étienne et Jean.  Arnaud Peré qui est le marchand représentant Pierre Boucher, écuyer, sieur de Grosbois, gouverneur de Trois-Rivières, convient d'un contrat de 3 ans avec les Gellineau à raison d'un salaire de 108 livres tournois par année et seront logés et nourris chez le sieur Boucher.  C'est une belle somme si on regarde la valeur du testament de Charles Gellineau, le père d'Étienne, qui cumulait 203 livres et 12 sols.
 
La Rochelle a été pendant plusieurs années la plaque tournante du commerce entre la France et la Nouvelle-France.   Ce port a vu partir un très grand nombre de colons pour l'Amérique à bord de navires chargés de denrées, d'animaux et d'effets divers, utiles pour les pionniers.
 
Le contrat d'Étienne et Jean Gellineau et la traversée sur la corvette "le Taureau" se joint à un second contrat d'engagement collectif de 16 autres engagés pour la Nouvelle-France avec le marchand François Peron les 14 et 15 mai 1658 devant le notaire Abel Cherbonnier.  Ces 16 engagés, (dont le plus jeune, Isaac Lalleman, 16 ans, décédera quelque trois semaines après son arrivée au Canada) seront les compagnons de voyage d'Étienne et Jean.  Le contrat mentionne : "- et outre (Peron) leur fournira leur nourriture jusqu'au jour de leur embarquement comme il l'a fait depuis quinze jours".
 
En attendant l'embarquement, les engagés passent le temps comme ils le peuvent. Le départ ne se fera que si les vents le permettent et si le capitaine juge que le vaisseau est suffisamment chargé.

Les départs pour Québec s'effectuaient de la mi-mai jusqu'à la fin d'août.  Comme la traversée comportait plusieurs dangers, certains, après avoir fait bonne chair et bien bu, vont se confesser avant de monter sur le navire.  Le capitaine de navire Voutron qui avait beaucoup d'expérience en mer écrit : "J'ai été sept fois au Canada et quoique je m'en suis bien tiré, j'ose assurer que le plus favorable de ces voyages m'a donné plus de cheveux blancs que tous ceux faits ailleurs".Entrée du Port de LA ROCHELLE, FRANCE
 
Le départ se fait à partir du port de La Rochelle le 29 mai 1658.

Après une traversée de 69 jours, Etienne et Jean s'établissent le 6 août dans la région trifluvienne (Trois-Rivières) où, dès 1662, Etienne acquiert une première terre, concédée par les Jésuites, au Cap-de-la-Madeleine.
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Lors des deux recensements dans les années 1660, on retrouve les noms d'Étienne et de Jean Gellineau.  Le pemier montre leurs noms comme étant "Gélineau" et l'autre comme étant "Gellyna".
 
Le 17 octobre 1667, Jean Gellineau épouse Françoise de Charmenil, une fille du roi originaire de Saint-Maclou de Rouen, en Normandie.  Elle lui donne sept enfants nés entre 1668 et 1683.  Trois fils (Étienne, Jean-Baptiste et Pierre) et deux filles se sont mariés.  Etienne (fils de Jean) devait, par son mariage avec Marguerite Benoit, perpétuer le nom de GélinasJean-Baptiste Gellineau (fils de Jean Gellineau), marié à Jeanne Boissonneau, sera à L'ORIGINE DE LA FAMILLE BELLEMARE, ("dit Bellemare") tandis que Pierre Gélinas, marié à Madeleine Bourbeau (mariés le 12 juin 1704), donnait des racines aux FAMILLES LACOURSE (rendant services à la course) (le père de Madeleine était un Bourbeau dit Lacourse).
 
À l'époque, il était coutume de donner un surnom aux enfants afin de pouvoir les distinguer les uns des autres. On pouvait alors voir les enfants du même père  (Gellineau) porter des noms de famille différents, d'où les "dit" Bellemare ou tout simplement BELLEMARE, GÉLINAS, LACOURSE, etc.
 
Dans ce temps-là, l'orthographe des noms variait autant que la manière de les prononcer et ce, même dans les registres des actes notariés, ceux des missionnaires et des curés.
 
Dans les registres généalogiques un trait d'union ou une oblique sont souvent employés pour représenter les noms de famille "dit". Comme dans "Gélinas dit Bellemare", abrégés Gélinas-Bellemare ou Gélinas/Bellemare.
 
Ceci veut dire que le nom de famille  était "Gellineau" ou "Gélinas" mais on reconnaissait la personne comme étant "Bellemare".  Donc, la  plupart des gens  s'appellent "Bellemare".  C'était alors une phase d'officialiser le nom "Bellemare"  comme un nom de famille reconnu.
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Nous avons répertorié les mariages qui eurent lieu entre 1640 et 1710 :
 
Liste des 8 mariages des trois premières générations.
Les renseignements proviennent de sources déjà identifiées.
 
Lieu, *Époux, *Épouse, père et mère :
 
1) En France, 27-06-1645.
*Étienne Gellineau
Père : Charles Gellineau
Mère : Catherine Durand
*Huguette Robert
Père : Jean Robert
Mère : Marie Charrier
 
2) au Québec 17-10-1667.
*Jean Gellineau, (21 ans)
Père : Étienne Gellineau
Mère : Huguette Robert
*Françoise De Charmenil (16 ans)
Père : Robert De Charmenil
Mère : Marie Denis
 
3) Au Québec 12-10-1682.
*Étienne Gellineau
Veuf d'Huguette Robert
Père : Charles Gellineau
Mère : Catherine Durand
*Marie De Beauregard
Veuve de Sébastien Langelier
Père : Olivier De Beauregard
Mère : Philippe Ardouin
 
4) Au Québec 08-11-1700
*Jean-Baptiste Gellineau (premier Bellemare)
Père : Jean Gellineau
Mère : Françoise De Charmenil
*Jeanne Boissonneau dit St-Onge
Père : Nicolas (Vincent) Boissonneau dit St-Onge (Saintonge)
Mère : Anne Colin
 
5) En Mauricie, Qc 26-11-1701
*Étienne (fils de Jean Gellineau) Gélinas
Père : Jean Gellineau
Mère : Françoise De Charmenil
*Marie-Marguerite Benoît
Père : Gabriel Benoît dit Laforest
Mère : Marie-Anne Guédon
 
6) En Mauricie, Qc 21-01-1702
*Pierre Rochereau dit Morisseau
Père : Michel Rochereau
Mère : Marie Bigot
*Marie-Anne Gélinas
Père : Jean Gellineau
Mère : Françoise De Charmenil
 
7) En Mauricie, Qc 27-04-1704
*Pierre Gélinas dit Lacourse (premier Lacourse)
Père : Jean Gellineau
Mère : Françoise De Charmenil
*Marie-Madeleine Bourbeau
Père : Pierre Bourbeau
Mère : Marie-Anne Besnard (Bénard)
 
8) En Mauricie, Qc 31-08-1707
*Pierre Duruau dit Poitevin
Père : George Duruau dit Poitevin
Mère : Renée De la Chaussée
*Marguerite-Jeanne Gélinas
Père : Jean Gellineau
Mère : Françoise De Charmenil
 
(Note personnelle: On remarque, dans les noms de ce dernier mariage, le nom de "Renée de la Chaussée". Ce nom de famille est probablement à l'origine de celui que portait mon épouse, Pauline CHAUSSÉ, décédée le 26 janvier 2001. Aurais-je marié ma cousine ?...).
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On voit donc ci-haut qu'après son  mariage, Charles Gellineau a nommé son fils Étienne Gellineau et qu'à travers les années, Étienne Gellineau a nommé son fils Jean Gellineau, que Jean Gellineau a nommé un fils Étienne Gélinas, un autre Jean-Baptiste Gellineau-Bellemare (à l'origine du patronyme "Bellemare" au Québec) et un troisième fils "Pierre Gélinas dit Lacourse" donc "Lacourse", d'où la parenté avec les Lacourse.


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ancêtres des familles
Bellemare Gélinas Lacourse"

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