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Généalogie de la famille BÉLAND

L'HISTOIRE DE JEAN BELLAN,
ANCÊTRE DES BÉLAND

Jean Bellan nous est sympathique à plusieurs points de vue. Non seulement est-il un pionnier de la Pointe-aux-Trembles de Québec (Neuville aujourd'hui) au même titre que les Michel Rognon dit Laroche, Claude Carpentier, Jean Proust, Pierre Pichet, Jean Dubuc, Nicolas Sylvestre, Nicolas Langlois, Léonard Faucher, Louis Coutancineau et quelques autres, mais il n'a pas craint, à 21 ans, donc à un âge où les jeunes songent davantage à se distraire qu'à affronter des responsabilités, de prendre la lourde succession d'Antoine Boutin dit Laplante dans le coeur de Geneviève Gaudin ! En plus de la femme, cinq enfants en bas âge ! Et Jean y mettra du sien pour sept autres bambins de sa confection.

Baptisé à Saint-Éloi de Rouen, Normandie, France.

Jean Bellan nous est venu de Rouen, Normandie, vraisemblablement vers 1675. Selon le généalogiste Archange Godbout (*1), il a été baptisé le 17 octobre 1655 à Saint-Éloi, l'une des trois ou quatre paroisses que comptait la ville de Rouen à cette époque.  Son acte de baptême le dit fils de Jean Bellen sr., messager faisant liaison avec le Havre, et d'Isabeau Carren (Isabelle, Élisabeth Cadran, Cauron), mariés "BELLEN, Jean & CARREN, Ysabeau", le 19 octobre 1635 (NOUS AVONS CES DEUX ACTES EN MAINS).

Avec la veuve et cinq mioches.

Par son contrat de mariage du 18 juillet 1677, devant le notaire Becquet, Jean n'a pas encore 22 ans que subito presto, le voilà à la tête d'une famille de cinq mioches issus de l'union de Geneviève Gaudin et d'Antoine Boutin.

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La famille Boutin.

Baptisée à Québec, le 30 janvier 1649, Geneviève est la fille de Barthélemi Gaudin et de Marthe Cognac (Coignat). Le 29 octobre 1665, elle épousait à Sillery, cet Antoine, fils de Jean Boutin et de Georgette Bonneau, de Vernon, Poitou, (département de Vienne). À son arrivée à Québec, Antoine avait d'abord occupé le poste de tambour de la garnison du Château Saint-Louis, mais il ne tarda pas à recevoir une concession de dix arpents du gouverneur d'Avaugour, à la rivière Saint-Charles, dans le voisinage immédiat d'une terre appartenant à Abraham Martin (*2), dans ce qu'on appelait alors la "Commune" de Québec. Le 16 avril 1665, Boutin vendra cette terre à Vincent Poirier dit Bellepoire pour la somme de 90 livres t. Deux ans plus tard, Poirier cédera le même lot aux Jésuites à un prix presque trois fois plus élevé qu'il avait déboursé pour l'acquérir (*3).

NOTE: On retrace un ancêtre d'Antoine Boutin portant le même nom et qui serait né en 1499 en France. À suivre. . .

Lors de son premier mariage, Geneviève Gaudin apportait en dot, la moitié de la terre de ses parents, à Coulong, ainsi que la moitié des dépendances et la moitié du produit de la pêche (*4). Le jeune ménage demeurera à cet endroit en 1666 et 1667. Le 20 mars de cette dernière année, Jean-François Bourdon (*5) leur accorde une concession à Dombourg. À l'aveu et dénombrement du 8 octobre 1668, Boutin est mentionné parmi les censitaires de Neuville. Le 30 mai 1672, il recevra une autre concession de deux arpents de front sur quatre de profondeur, de laquelle il prélèvera dix mille perches de bois de frêne bâtard pour faire des cercles de barrique, qu'il vendra au commerçant Claude Charron. Toutefois, Boutin devait rendre l'âme avant d'avoir terminé l'exécution de son contrat. Sa mort survint à la fin de 1676.

Le 22 juillet 1990, un monument commémoratif en hommage à Antoine Boutin fut inauguré à Neuville.  Voyez ce monument en vignette en cliquant sur  MONUMENT HOMMAGE.

Jean Bellan avait-il travaillé à la récolte de frêne pour le compte d'Antoine Boutin ? La chose est fort possible, car ce dernier n'a pas dû entreprendre seul une tâche aussi considérable. Quoi qu'il en soit, Jean devait bien connaître la famille Boutin et ne fut pas effrayé du fait que Geneviève ait été de six ans son aînée et surtout qu'elle fut déjà cinq fois mère. L'amour ne connaissait pas de frontières, il la demanda en mariage. La cérémonie nuptiale dut se dérouler, sinon le même jour, du moins à peu de jours d'intervalle de la signature du contrat, si l'on considère que la première naissance se produira à la fin de mars de l'année suivante (Mathurin, le 25 mars 1678).

Le recensement de 1681.

Le recensement de 1681 (*6) démontre que la famille Boutin-Bellan réside toujours dans la seigneurie de Dombourg-Neuville. Il est dit que Jean est âgé de 25 ans et que Geneviève ne compte que 26 printemps (en réalité, elle en avait 32). Les enfants qui habitent avec eux sont Jean-Baptiste Boutin, 15 ans, Geneviève Boutin, 14 ans, Louis Boutin, 11 ans, Guillaume Boutin, 7 ans, Mathurin Bellan, 4 ans, Jeanne Bellan, 18 mois et Françoise Bellan, 8 mois. Le ménage possède trois bêtes à cornes et vingt arpents en valeur, ce qui le situe dans la bonne moyenne des familles de l'époque. Si l'on compare ces données aux actes de l'état civil, on remarque l'absence de Françoise Boutin, née en 1673 et qui aurait dû être placée entre ses frères Louis et Guillaume. Françoise est toujours présente. Le recenseur l'a tout simplement oubliée. En 1695, elle épousera Pierre Ferret et, quatre ans plus tard, après le décès de ce dernier, elle contractera un second mariage avec François Badeau.

Baptêmes, deuil et mariages.

Entre 1681 et 1709, Jean Bellan et les siens se consacrent uniquement aux travaux de la terre et aux soins de la famille. Quatre baptêmes, un deuil et quatre mariages sont les faits saillants de cette période. Le 17 juillet 1709, Geneviève Gaudin fait donation à Jean (Jean-Baptiste) Bellan, son fils puîné (*7), donation que confirme l'intendant Raudot, par une ordonnance émise le 30 décembre suivant "à la charge pour le dit Jean de loger, nourrir et entretenir Jean Bellan, son père, et Geneviève Gaudin, sa mère, tant en santé que maladie, jusqu'à leur décès".

Geneviève Gaudin et Jean Bellan vivront encore plusieurs années. Elle mourra la première et sera inhumée à Neuville le 4 décembre 1726, à l'âge de 77 ans. Jean survivra à sa femme durant un peu moins de quatre années. En l'an de grâce 1731, le huitième jour de mars, le curé Dumont écrit dans le registre de Pointe-aux-Trembles de Québec qu'il a enterré dans le cimetière paroissial "Jean Bélan, âgé d'environ soixante et quinze ans, après avoir reçu tous les sacrements".

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La terre ancestrale à Neuville, près de Québec
(Terre F-26 du Terrier de Neuville, cadastre officiel actuel No 57).

La terre ancestrale qu'occupera Antoine Boutin (premier mari de Geneviève Gaudin) puis Jean Bellan, père et fils, sera en possession des Bellan durant environ un siècle et demi (*8). Jean Bellan fils, l'obtint par don de sa mère en 1709 et la cédera à son fils Jean-François le 3 mars 1747; acte signé par le notaire Pinquet.  Le 28 février 1779, en présence du notaire Planté, Jean-François s'en départira en faveur de son fils du même nom.  Quelque 20 ans plus tard, soit le 28 novembre 1798, celui-ci la vendra à son frère Charles (greffe du notaire Larue).  Charles exploitera la terre ancestrale quelques années mais il sera le dernier Bellan (Bélan) à le faire.

Le 22 avril 1811 (même greffe), Charles Bellan (Bélan) en fera donation à Charles Gravel, et celui-ci en gratifiera son fils Étienne (Notaire Larue, 28 mai 1822).  Le cadastre de 1859 montre qu'Étienne Gravel est toujours propriétaire de cette terre mais, en 1871, elle passera aux mains de Lazarre Rochette.  Elle sera ensuite cédée à Ernest Noreau vers 1915 et, en 1958, à Paul Noreau.  Cette terre est inscrite au numéro 57 du cadastre actuel.  Entre celle-ci et la suivante (celle de Louis Delisle), il y a un chemin qu'on désignait autrefois sous le nom de Chemin Saint-Nicolas, car il conduisait au village du même nom, au bout du premier rang.  Plus tard, ce chemin deviendra la route Gravel, car cette famille occupera la terre de l'ancêtre Bellan de 1811 à 1870 environ.

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MARIAGE DE JEAN BELLAN À GENEVIÈVE GAUDIN

Sept enfants sont nés de l'union de Jean Bellan à Geneviève Gaudin :

1) *MATHURIN, baptisé à Neuville le 25 mars 1678, marié en premières noces à Anne Coutancineau le 24 juillet 1702, veuve de Nicolas Pinel. Anne est décédée le 11 novembre 1713. Mathurin convola en secondes noces à Neuville, le 13 janvier 1716 avec Marie-Jeanne Morel, (née 1691, sépulture le 23 juillet 1744) fille de Pierre et de Jeanne Leblanc. Mathurin est décédé le 24 avril 1759 à Neuville.

Nous suivrons Mathurin dans la lignée.

2) Jeanne, née le 31 août et baptisée le 1er septembre 1680, mariée d'abord le 24 novembre 1698 à Pierre Bédard, puis en 1709, à Louis Cotin.

3) Françoise, née en 1681 (destinée inconnue).

4) Marie-Angélique, née le 19 et baptisée le 21 mars 1683 à Neuville, mariée le 24 juillet 1702 à Louis Greslon dit Laviolette.

5) Jean-Baptiste, né le 28 (baptisé le 30) septembre 1684, marié à Marie Cotin le 12 janvier 1710.

6) Anne, née le 19 janvier (baptisée le 26) 1687, mariée en 1707 à François Carpentier.

7) Marie-Madeleine, née et décédée le 18 octobre 1689.

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 RÉFÉRENCES :

(*1) : Nos ancêtres au XVIIe siècle. Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, 1955 - 1957, page 395.

(*2) : Abraham Martin (1589 - 1664), l'un des premiers habitants de Québec; "arrivé en 1619, il sera pilote du roi et propriétaire des célèbres plaines qui portent son nom".

(*3) : Le 29 août 1665, les Jésuites échangeront cette terre contre une partie de la propriété de Denys de la Trinité, contiguë à leur domaine appelé "La Vacherie". Selon l'historien Marcel Trudel (Le Terrier du Saint-Laurent en 1663, page 247), l'ancienne terre de Boutin se trouverait aujourd'hui comprise entre les rues Fleurie et Ste-Geneviève, le prolongement de la rue Lavigueur, le nord du côteau et la rue Dorchester. Donc, en plein centre commercial de Québec.

(*4) : Godbout, Nos ancêtres, RAPQ 1965, page 444.

(*5) : Jean-François Bourdon (1647 - 1690), fils de l'ingénieur Jean Bourdon, seigneur de Dombourg. Il vendra sa seigneurie à Nicolas Dupont de Neuville en 1680. De là le double nom de Dombourg-Neuville. Bourdon ira ensuite s'établir à La Rochelle, en France, mais il viendra chaque année au Canada pour les fins de son commerce. Il fera ainsi la traversée de l'Atlantique une trentaine de fois, fait peu banal à cette époque.

(*6) : Benjamin Sulte, Histoire des Canadiens français, volume V, page 59.

(*7) : Godbout, Nos ancêtres, RAPQ, 1955 - 1957, page 395.

(*8) : Marc Rouleau, Le terrier de Neuville en 1835.

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Une vaste section "PUBLIQUE" sur la généalogie des familles Bellemare, Gélinas, Lacourse, Gellineau et Gélineau fait aussi partie de ce site. Vous pouvez y accéder directement, en cliquant sur :
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Voici une carte de la région de Rouen, en Normandie, France,
lieu d'origine de nos ancêtres.

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